« C’est une série d’actions ponctuelles qui permet d’élaborer une politique environnementale » Abonnés
Saint-Just-Saint-Rambert est une petite ville à la campagne traversée par la Loire. Dès que l’on sort du centre-ville, on est à la campagne, ce qui est une chance pour nos habitants et pour la qualité de vie. Nous avons plusieurs zones Natura 2000, dont l’étang David, classé espace naturel sensible. Même s’il s’agit de mon premier mandat en tant que conseillère municipale déléguée en charge de l’environnement et du cadre de vie, je suis sensibilisé à ces questions depuis longtemps. Je pense que c’est au sein des collectivités, proches du terrain, qu’on peut agir le plus efficacement pour nos concitoyens.
L’environnement ne constitue pas une compétence communale. Comment avez-vous élaboré cette politique ?
Par la volonté de faire des choses. Au début de mandat, par exemple, nous avons pu réaliser un atlas communal de la biodiversité (ABC) porté par le Syndicat mixte des gorges de la Loire (SMAGL). C’est une série d’actions ponctuelles qui permet d’élaborer une politique environnementale. Elle est également un des piliers du plan de mandat, avec six axes prioritaires : la préservation et l’amélioration de la biodiversité, le développement de méthodes écologiques et différenciées de gestion des espaces verts, le développement de la mobilité douce, des aménagements respectueux de l’environnement, une sensibilisation des scolaires et des citoyens aux enjeux environnementaux, une mise en valeur du patrimoine local.
Comment mettez-vous en œuvre ces priorités ?
Nous n’avons pas de service environnement, nous nous appuyons donc sur la transversalité des services, avec bien sûr le service technique pour les espaces verts, la voirie et l’énergie mais également le pôle scolarité-jeunesse. Nous avons également des agents sensibilisés qui veulent améliorer les choses. Certains ont d’ailleurs constitué un « COTEC environnement », fin 2023. Ce comité technique a listé une série d’actions à mener au sein de la mairie. Elles concernent, par exemple, la gestion des consommables ou des déchets.
Comment travaillez-vous sur les modes de circulation doux ?
Nous faisons un travail important sur les mobilités douces avec la communauté d’agglomération Loire-Forez. Il faut convaincre les citoyens de renoncer à la voiture, ce qui se traduit par des zones 30 et des voies à sens unique, sauf pour les vélos. Nous travaillons également sur un maillage de voies partagées qui traversent la commune. Nous disposons de 6 km de voies cyclables et envisageons, avec l’agglomération, d’autres liaisons avec les communes voisines pour permettre par exemple aux personnes qui travaillent d’aller à la gare la plus proche.
Vous travaillez également sur le fleurissement des pieds de mur ?
Nous le développons dans tous nos nouveaux projets urbains ou lorsque nous enterrons des réseaux, avec la volonté d’impliquer les citoyens. Nous prévoyons des intervalles en terre que les citoyens peuvent fleurir et nous leur distribuons des flyers avec un bon pour retirer des sachets de graines choisies par notre service espaces verts de telle sorte que leurs racines n’endommagent pas les réseaux. Nous proposons également des plantes grimpantes que les habitants ont la charge d’entretenir. Dans les rues, les habitants peuvent demander une étude pour l’implantation de bandes de fleurissement. Cette action contribue à la beauté des rues, à l’infiltration de l’eau et au confort l’été. Petit à petit, en sensibilisant les citoyens, en leur montrant ce qui peut être fait, on peut leur donner envie.
Plantez-vous également des arbres pour lutter contre le changement climatique ?
Nous créons des îlots de fraîcheur, pour lesquels nous avons par exemple planté 25 arbres d’essences variées sur une place, en novembre dernier. Nous avons également initié l’opération « Une naissance, un arbre », ce qui a représenté 130 arbres en 2023, dont 49 restent à planter au mois de novembre. Nous le faisons en concertation avec les habitants et les associations pour avoir de l’ombre aux bons endroits.
Jean-Philippe ARROUET le 03 octobre 2024 - n°1244 de La Lettre de l'Environnement Local des communes et des intercommunalités
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