Eclairage public : adopter un schéma directeur d’aménagement lumière Abonnés
Dans la plupart des petites communes, un tel schéma nécessite une délégation à un éclairagiste ou, le plus souvent, à un syndicat d’énergie qui propose cette prestation. C’est le cas du Syndicat départemental d’énergie et d’équipement de la Vendée (Sydev) qui a conçu une démarche simplifiée pour les communes de moins de 2 000 habitants. L’objectif du SDAL est d’« éclairer « juste », autrement dit de fournir la bonne quantité et la bonne qualité de lumière au bon endroit, au bon moment », explique le Sydev. Ce syndicat évoque également l’intégration esthétique de l’éclairage et bien sûr l’objectif d’« optimiser les coûts de fonctionnement du patrimoine en générant des économies tant sur les consommations d’énergie que sur les coûts de maintenance ». Par ailleurs, le SDAL doit tenir compte de la biodiversité, parfois de « trames noires », pour limiter l’impact de l’éclairage public sur la faune. Pour sa part, le Syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne (SDESM), qui accompagne également les collectivités, rappelle l’articulation nécessaire avec le PLU. « En s’appuyant sur les caractéristiques d’urbanisme et la typologie des voies et des espaces publics à éclairer, le SDAL définit les orientations et stratégies territoriales, les niveaux et les ambiances lumineuses, la charte lumière, le type et le style de mobilier d’éclairage à l’échelle d’un quartier ou de la ville. Il s’agit d’un travail approfondi de concertation ».
Autre intérêt rappelé par le Syndicat de l’éclairage, « un plan lumière ou SDAL permet la programmation pluriannuelle des investissements de rénovation ».
Quant à la méthode, le Cerema vient de partager la sienne* après être intervenu auprès de six communes de la région lyonnaise (soit 13 000 points lumineux sur un périmètre de 40 km²). Il a procédé en trois étapes : un état des lieux et un diagnostic des équipements du parc d’éclairage public ; une analyse spatiale et urbaine du territoire et une classification des voies de chaque commune ; une définition des ambiances lumineuses et des préconisations d’éclairage (photométrie et temporalité). « L’utilisation systématique des systèmes d’information géographiques (SIG) a permis d’automatiser le plus possible la réalisation des cartes nécessaires aux différentes analyses », souligne le Cerema.
* www.cerema.fr/fr/actualites/schema-directeur-amenagement-lumiere-definir-planifier
Jean-Philippe ARROUET le 03 octobre 2024 - n°1244 de La Lettre de l'Environnement Local des communes et des intercommunalités
- Conserver mes publications au format pdf help_outline
- Recevoir par mail deux articles avant le bouclage de la publication.help_outline
- Créer mes archives et gérer mon fonds documentairehelp_outline
- Bénéficier du service de renseignements juridiqueshelp_outline
- Bénéficier du service InegralTexthelp_outline
- Gérer mon compte abonnéhelp_outline