A rebours d’un discours qui pointe le coût de la transition écologique pour les collectivités, ce changement de paradigme peut aussi les enrichir. A condition de structurer des réseaux d’acteurs locaux autour d’une économie circulaire, selon une étude de l’ADEME dans les Hauts-de-France*. A Amiens métropole, la maintenance, la recherche, et l’ingénierie des énergies renouvelables (ENR) représentent une moyenne de 160 emplois locaux par an et plus de 20 M€ de production locale. Pour sa part, le pôle métropolitain de l’Artois mobilise plus de 3 000 emplois locaux par an et génère près de 400 M€ pour les entreprises de la rénovation énergétique des bâtiments. Quant au Pays de Saint-Omer, son optimisation de la collecte du papier-carton correspond à une centaine d’emplois par an et 6,3M€ de production locale en 2030. Ces scénarios nécessitent cependant un diagnostic économique (collecte de données, coopération avec les acteurs économiques...) ainsi qu’un accompagnement des entreprises locales (centres de formation, services de recrutement, aides à la reconversion…). Enfin, l’étude souligne l’importance de travailler avec des territoires voisins pour structure des filières à bonne échelle.
* « Retombées économiques locales induites par la transition écologique et la troisième révolution industrielle rev3 dans les Hauts-de-France », consultable sur
www.ademe.fr/
Jean-Philippe ARROUET le 04 juillet 2024 - n°1240 de La Lettre de l'Environnement Local des communes et des intercommunalités