Équiper la collectivité en autolaveuses Abonnés
Techniques de lavage mécanisé
Deux types de machines peuvent assurer le lavage mécanisé : la monobrosse basse vitesse équipée d’un réservoir et d’une brosse rotative de lavage ou d’un plateau sur lequel est fixé un disque, qui s’utilise principalement dans les endroits encombrés et sur les sols fortement encrassés ; l’autolaveuse qui est à privilégier sur les grandes surfaces dégagées.
Conseil : avant toute intervention mécanisée, pour optimiser le temps de travail et/ou en cas d’encrassement important, effectuer un pré-nettoyage au balai humide.
L’utilisation de ces deux types de machine est à compléter d’une finition manuelle des zones inaccessibles (coins, bordures, etc.). L’agent de nettoyage doit donc également disposer d’un chariot de lavage, d’un balai trapèze recouvert de gaze imprégnée puis d’un balai de lavage à frange.
Les modèles les plus couramment utilisés comportent deux réservoirs : l’un de récupération de l’eau sale et l’autre pour la solution d’eau propre. La collectivité aura le choix entre plusieurs types d’autolaveuse : l’autolaveuse à membrane équipée d’un réservoir unique séparé par une membrane souple et étanche qui offre une capacité optimum de solution (en se vidant, le réservoir de solution se réduit laissant toute la place au réservoir de récupération) ; l’autolaveuse à membrane filtrante et recyclage d’eau qui met à profit la perméabilité sélective d’une membrane souple séparant la solution et l’eau de récupération dans le réservoir. Cette membrane retient les impuretés et les salissures. L’eau filtrée est ainsi recyclée pour être de nouveau utilisée, augmentant ainsi le rendement de la machine ; l’autolaveuse autotractée accompagnée par l’agent car équipée d’un moteur de traction qui facilite son déplacement ; la laveuse autoportée sur laquelle l’agent pilote la machine à partir du poste de conduite, augmentant de manière conséquente le rendement. Elles fonctionnent le plus souvent avec une batterie de traction, d’une autonome de 2 à 6 heures, permettant une grande flexibilité. Les modèles d’autolaveuses les plus compacts fonctionnent en 220 volts, idéales pour de petits chantiers car facilement transportables et munies d’une installation électrique classique. Enfin, les autolaveuses à moteur thermique (GPL, diesel, propane) sont utilisées exclusivement pour de très grandes surfaces.
Formation et maintenance
Pour éviter les pannes et prévenir les risques liés à cette mission de nettoyage, l’agent doit être formé à l’utilisation de l’autolaveuse et contrôler régulièrement les points sensibles de la machine.
Conseil : lister les actions de maintenance et de contrôle sur la fiche de travail de l’utilisateur. Cette check-list comprendra notamment la vérification de l’état de propreté de la crépine, du réservoir à solution et du réservoir de récupération, des tuyaux d’alimentation des brosses, des caoutchoucs, de la tête de brosse, des connectiques, de l’état des lèvres du suceur, du bon fonctionnement du flotteur, de l’état des roues… Le suceur d’aspiration est la partie la plus difficile à régler et la plus fragile puisqu’exposée aux chocs en raison de sa position à l’avant de la machine ; pour autant, la qualité de prestation dépend de son bon réglage. Attention, le suceur doit appuyer de manière homogène et régulière sur toute sa largeur, un appui trop important provoquant une usure prématurée du caoutchouc et un défaut d’aspiration.
Marie Brevière
Jacques KIMPE le 17 décembre 2015 - n°1051 de La Lettre de l'Environnement Local des communes et des intercommunalités
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