Pour les intercommunalités, le constat est préoccupant : le volume de déchets pris en charge par leurs services augmente toujours, ce qui les écarte de la trajectoire de 15 % de réduction que leur impose la loi Agec d’ici 2030. Les déchets des ménages (hors assimilés) représentent ainsi 500 kg par habitant, soit 10 % de plus en dix ans, selon le dernier bilan publié par l’ADEME*. « Si l’on exclut les gravats, 44,4 % des DMA SPGD** sont encore jetés dans la poubelle grise (ordures ménagères résiduelles) », indique le bilan. Or, près de 80 % de ces déchets pourraient être valorisés (organiquement ou par une filière de responsabilité élargie du producteur). Quant aux biodéchets, malgré l’obligation applicable depuis le 01/01/2024, le tri à la source concerne 22,9 millions d’habitants, soit 34 % de la population seulement en dépit des aides du fonds vert (180 projets soutenus pour 180 M€) et du fonds économie circulaire (100 projets pour 40 M€). Une des solutions de l’ADEME pour que les collectivités réduisent leurs déchets est l’adoption d’une tarification incitative. En moyenne, elle diminue de 30 % le volume des ordures ménagères collectées.
* « Déchets, chiffres clés 2024 », téléchargeable sur
www.ademe.fr/ ** Déchets ménagers et assimilés pris en charge par le service public de gestion des déchets.
Jean-Philippe ARROUET le 07 novembre 2024 - n°1246 de La Lettre de l'Environnement Local des communes et des intercommunalités